Suite de la vélomaritime: Dinard, Saint Malo, Cancale……et le Mont Saint Michel

Après ce petit repos bien sympathique au Cap Frehel avec Elisabeth et Rudy, je reprends la route le vendredi matin ( le 24).

Avec un peu de nostalgie je quitte cette belle côte aux tapis colorés de bruyères et genets pour continuer la vélomaritime en passant par Matignon, Saint Cast le Guildo et je poursuis sur une voie verte qui m’amène directement à la gare de Pleslin.

J’adore les gares, surtout quand elles sont transformées en des gîtes d’étape mignonnes et confortables. On voit encore le guichet, c’est une ambiance spéciale de voyage.

 

 Je suis donc entre Dinan et Dinard, et le lendemain dans à peine une heure sur cette ancienne voie ferrée j’arrive à Dinard à 10 heures sans effort.

Je fais un petit parcours à pied pour voir les villas de la belle époque, mais à vrai dire ce n’est pas trop mon truc. Mais cette ville est très belle quand même, un peu trop de monde et les masques, ça m’énerve……

 Prochaine étape : Saint  Malo, j’y vais en petit bateau, c’est plus beau. Je me promène sur les remparts, admire les forteresses et les îlots, mais le style ne m’emballe pas non plus. 
Enfin je reprends des petites routes près de la mer et vers 17 heures j’arrive à l’auberge de jeunesse de Cancale, qui se situe à l’extérieur, sur la plage….. chouette auberge, et il fait bien d’être au sec,  la pluie tombe à grosses gouttes. D’ici on aperçoit au loin le Mont Saint Michel.

Et ce Mont Saint Michel je ne vais pas le quitter si tôt. De Cancale je pédale le long de la fameuse baie du Mont Saint Michel et c’est génial et magique. Je ne me lasse pas de le photographier de toutes les avant plans: que ça soit de la plage aux sables ou aux galets, devant des champs de blé ou de maïs, à des moments de la journée il est toujours aussi beau.

Je roule pratiquement que sur les chemins aménagés pour les vélo, c’est tranquille. Enfin je m’approche par un canal de la bête. Évidemment je ne suis pas seule, mais l’aménagement d’un des monuments le plus visité de la France est très bien fait: pas de voitures, quelques bus  shuttle et surtout des gens à pied ou en vélo. Ça donne une belle ambiance. 

Mais ma route continue comme il y a cinquante ans, quand j’étais avec Elisabeth et nos mob ici et que nous avons été dans une auberge de jeunesse dans une ancienne chapelle à Genets. Mon pèlerinage passe donc par la, et il y a encore quelques kilomètres à faire. J’arrive vers 18 heures, après 91 km,  dans cette auberge qui existe depuis 1958 dans une ancienne gare. La chapelle de l’époque est devenue l’office de tourisme. L’aubergiste est très sympa et je décide de rester deux jours. Et le soir je fête ces retrouvailles dans un excellant restaurant.

Lundi 27 juillet

Journée de la traversée de la baie pour aller au Mont saint Michel accompagné par un guide (c’est obligatoire). J’ai pu imaginer les pèlerins dans le temps, certes pas dans les mêmes conditions, mais l’attrait  vers ce merveille était peut être similaire, avec des pensées religieux en plus. 

Bon, ça pris 6 heures, le groupe était important, le guide sympa et explicatif, le temps mauvais, un vent en face terrible, pas de soleil, marcher dans le sable, dans la vase, dans les sables mouvants, dans les rivières, c’était assez rare sur tant de kilomètres ( 15 en tout) très fatiguant, mais à vraie dire, j’ai préféré mon parcours vélo autour de la baie. Mais je ne regrette pas de l’avoir fait, le soir retour en vélo et j’étais cuite!

Dans la nuit j’avais des grandes interrogations quant à la suite de mon parcours : monter vers Granville et ensuite attraper la vélomaritime pour aller au nord du Côtentin, ou traverser en biais….. tout ça sur des routes par spéciales  pour vélo….. et finalement la nuit a apporté conseil: je retourne par où je suis venue, c’est à dire le long de la baie sur le tracé vélo et je bifurque à Pontaubault pour continuer sur la veloroute E4. En plus le chemin suit l’ancienne foie ferrée qui amenait les voyageurs vers le Mont Saint Michel est plat, je roule vite et je partage mon pique-nique avec 3 femmes cyclistes électriques, sympa. 

Mais je ne sais toujours pas où dormir ce soir !

A Mortain en bocage, après déjà  60 km, je m’arrête à l’office de tourisme et il y a un gîte d’étape juste à côté. Génial, un beau lieu et je suis penarde avec Wifi dans ce gîte. Mais je n’arrive toujours pas à télécharger les photos sur mon blog. Je me repose bien. 

Entre-temps j’ai cherché à comprendre pourquoi je ne pouvais pas poster cet article. Mon blog est saturé et je dois racheter une extension ce que je viens de faire. Donc ça marche.

La suite je vous la raconterai dans un prochain article.
Ce soir, on est jeudi, ça fait 3 semaines je suis partie, je m’approche à grand coup de pédale de Cherbourg. Je suis au camping dans une jolie petite ville avec un port, qui s’appelle Carentan en Marais. C’est sympa. Samedi, j’ai réservé deux nuits à l’Auberge de jeunesse chez les parapluies.

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