Bientôt la fin du voyage mais encore de belles surprises

Le lendemain me réserve encore une belle surprise : je pédale donc le long de cette avenue verte Paris-Londres, 470 km de sa longueur totale, côté France 211 km. Il y a une variante qui passe par Beauvais qui fait 312 km. Moi, j’empreinte la plus belle partie, celle qui traverse le pays de Bray, la vallée d’Epte jusqu’à Giverny. C’est là que je suis actuellement, dans un Pod, no podcast, mais une jolie maison en forme de demi tonneau en bois avec deux lits et ce qu’il faut à l’intérieur pour faire un petit déjeuner.

Mais revenons à ma belle surprise : je fais une halte dans une gare, aménagée en restaurant sur la voie verte, des bons plats, faits que de produits locaux. Je ne peux pas résister et je m’installe, mon voisin du dernier camping est là aussi avec sa famille cycliste. C’est près de Neufchâtel-en-Bray.

Et je trouve un super hébergement sur le site de la voie verte : « du coq à l’âne » une ferme bio dynamique qui loue aussi un gîte et des chambres d’hôte. Ils ont des ânes, ils font aussi la randonné et travaillent les champs avec leur aide. Et pour moi il y a une petite place pour une tente. L’accueil est très chaleureux et la fermière me propose d’emblée de m’installer dans le super tipi, mon rêve depuis toujours. En plus, de grands orages sont prévus et je serai bien au sec. Génial et je passe une excellente nuit malgré le tonnerre qui gronde et des cordes de pluie qui s’abattent sur mon tipi.

Le matin on a des explications du fermier sur la manière de cultiver ses légumes, et ai du mal à quitter ce beau lieu.

Surtout le temps est toujours à la pluie et ce n’est pas très motivant. Mais je roule quand même, finalement 70 km sur la voie verte et j’ai vu sur un guide un camping avec des yourtes. C’est à Serifontaines, juste avant Gisors. Mais quelle déception : c’est devenue un chantier, un garage morte pour caravane et camping-car et un carré de pelouse pour des evtl. camper. Il est déjà 19 heures et je cherche une autre solution pour être au sec et ce lieu me semble tellement glauque et abandonné que j’ai vraiment pas envie d’y rester. Et je trouve ! Une jolie chambre d’hôte à Gisors et là je suis bien. La pluie peut tomber, le vent se lever, la foudre éclairer le ciel, l’orage s’abattre, je suis au sec et au confort. J’ai évité la seule grande galère du voyage.

Le reste de ma route se passe sur l’avenue verte, vraiment verte, encore 50 km à faire pour arriver au petit camping à Vernon avec notre Pod pour Anna et moi. Demain nous allons visiter le fameux jardin de Monet à Giverny tout près ici.

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