Columbus pensait que c’était la fin du monde avant découvrir l’Amérique et fixa le Méridien Zéro, et nous, on se sent aussi un peu à la fin de quelque chose et si ce n’est la fin de notre voyage.
El Hierro, la plus petite et la plus à l’ouest des îles des Canaries, El Hierro est plein de contrastes, de paysages très différents et magnifiques, une météo très changeante suivant où on se trouve, et surtout l’ile fait un grand écart entre une technologie très avancée pour assurer une indépendance en électricité et en eau ( j’y revient un peu plus tard), ce qui lui a value le label du Bioreservat de l’UNESCO et d’autre part, c’est une île très reculée, calme, peu de tourisme ( la capitale Valverde compte 2 à 3 snacks, même pas de restaurant ) et on s’imagine encore un peu chez les Bimbaches, première peuplade de l’ile.
Peut être le Covid est pour quelque chose, parce que on a l’impression qu’on est les seuls touristes et que l’accueil (surtout de la part des chauffeurs de bus) n’est pas toujours très avenant. Il faudrait sûrement rester plus longtemps pour saisir un peu « l’ame de cette Île » comme dit la publicité.
Mais commençons par le début. Nous avons exploré pendant la première partie de notre séjour ( 4 jours) « le Golfo », c’est cette partie où la terre s’est effondrée il y a longtemps et qui ressemble à une énorme mâchoire ( pour citer Julan). On a fait des superbes balades sur la côte déchiqueté de pierre de lave, qu’on appelle les Lajiales, je me suis baignée dans les bassins naturels sublimes et on a tenté de grimper sur la plus haute montagne de l’ile, le Montpaso, a travers des forêts de Laurier et des forêts de pin, mais le temps était mauvais et on a du abandonner.
On a quitté notre jolie casa La Bruijita pour aller sur la partie Est de l’ile, à Isora, autrefois 80 % de la population vivaient là autour de la seule source de l’ile. Plus sauvage, mais paysage toujours aussi abrupt et spectaculaire, nous avons fait une longue marche vers la point sud, à Restinga, petit port de pêche et surtout spot très important pour la plonge sous-marine. Je rappelle que El Hierro est un volcan qui a émergé il y a 1,1 millions d’annees et sur les 5000 m de hauteur, seulement 1500 sont visible. Il y a eu un fort tremblement de terre en 2010/2011 qui a encore changé l’aspect de cette île, surtout ici dans le sud, où les champs de lave sont prédominants.



Mes piscines préférées 
Des vrais d’oeuves d’art 
Dans ces bassins on récupérait l’eau 
Se baigner là dedans, quel plaisir 
Des forêts de laurier


Quelle couleurs ! 
Là forêts des nuages 

Ma casquette préférée
El Hierro est l’ile de la soif et de la sécheresse, sa population, surtout des bergers et des agriculteurs, se sont toujours battus pour les resources en eau.Des grandes périodes de sécheresse ont provoqué une massive immigration, vers Cuba et ensuite vers le Venezuela.
Aujourd’hui l’ile compte 10 000 habitants. En 1997 on voulait installer ici une base de fusées militaire. La population n’en a pas voulu et on a pris le défi de développer le développement durable, autant pour l’agriculture que pour l’autosuffisance énergétiques 100% verte. D’ou sa nomination en 2000 de Réserve Mondiale de la Biosphère et en 2005 Geoparque Mondial le tout donné par l’UNESCO.
Nous avons appris par un jeune espagnol, Julan, que la série de télévision, intitulée El Hierro, fait un tabac et amène un tas de gens sur l’ile pour voir à quoi ressemble en vrai le lieu du crime…….
D’ailleurs cela m’a donné une idée : je vais lancer des invitations pour voir la série ensemble à tout ceux et celles à qui cela intéresse. L’occasion de raconter mon voyage et de voir les photos….. ça vous dit?


Tamaduste 
Avec Julan 

Une dernière balade à Tamaduste, endormi, ouf, un restau ouvert, en compagnie de Julan, on termine en beauté notre voyage ici sur l’ile.
Nous allons prendre le ferry demain pour Teneriffa ( et ça secoue !) et samedi c’est le retour en France après 5 semaines aux Canaries.
Il y a encore plein de choses à découvrir sur ces magnifiques îles, toutes très différentes les une des autres, mais partout, c’est le « printemps éternel » , qui était quand même un peu frais sur les hauteurs de El Hierro, mais on pouvait se baigner dans la mer au chaud…….en bas. Que veut le peuple!
Pour finir quelques photos de la Capitale Valverde
Et un bon conseil : Venez avec moi la prochaine fois, car une prochaine fois existera, c’est presque sûr.









coucou Maria, en plus de voyager avec toi, comme si on y était, tu m’apprends plein de choses très intéressantes! bon courage pour ton retour en France, c’est une autre vie qui t’attend , avec beaucoup moins de liberté!!! bises Monique >
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Très bien écrit, je voyageais presque avec vous tout au long du voyage.
Belle île indépendante, maintenant vous m’avez fait planifier un voyage sur cette île.
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Merci Kiran et bonne suite du voyage
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Marcher. Se baigner dans de l’eau propre. Vivez la nature !
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