
Le début de ce voyage se fait en train et c’est toute une aventure:
Entre roue à plat pour commencer, Poitiers -Bordeaux, suppression de train à cause d’une grève, Bordeaux-Marseille, trouvé un toit à la dernière minute à Marseille, merci Yan et Monica, désistement d’un hébergement Warmshower à Antibes 1 heure avant mon arrivée et changement pour un hostel à Nice….. bref, le train a bien joué son rôle de transport rapide, écologique et pas cher. Mais c’est quand même du sport : descendre et remonter les escaliers pour arriver sur le quais, hisser le vélo plus bagages dans le train et trouver une place dans les compartiments pas toujours adaptés aux cyclistes.



Je me suis dit que ce voyage allait être sous le thème de la lenteur et de l’inattendu : prendre mon temps, suivre mes intuitions, accueillir l’imprévu et laisser venir les choses au fur et à mesure et surtout profiter de chaque instant.
Les premiers quatre jours j’ai visité un peu Bordeaux, balade le long de la Garonne avec mon « hébergeuse » du site « SisterHome », un petit aperçu d’un quartier coloré de Marseille, où habite Yan et Monica avec leurs deux garçons, une petite halte à Seyne sur Mer, accueillie par Fred de Warmshower (site pour les cyclistes), visite d’une usine de Savon de Marseille à Toulon, premier bain dans la grande Bleu, et finalement Nice, belle ville et plein de touristes, pique nique au bord de la plage de la promenade des anglais.





Voilà, et le vendredi matin, à l’aube, j’ai mal vu l’heure sur ma ma montre, il est que 7.30 quand je me mets enfin sur en selle, pour commencer cette Veloroute de la Méditerranée.


C’est pas folichonne, comme dit l’autre, certes il y a une piste cyclable qui longe la mer, mais l’autoroute et le train ça longe aussi la mer. Mais la vue sur la grande bleu est belle et la petite halte à Antibes me fait sentir, que je suis bien sûr la Côte d’Azur. Le prix des fruits et légumes sur le marché sont au moins le double, et ça grouille de touristes. Quelques petites rues sont pourtant désertes.


Ensuite Cannes, mais où est le tapis rouge ???? Ils me connaissent donc pas, la star du vélo? Je me baigne quasi inaperçue, mon vélo aussi, ça me rassure.


Comme c’est la canicule, je prends le train pour monter dans les Préalpes d’Azur, à Grasse, mais en venant de la gare le centre ville est quand même tout en haut, une ville hostile aux cyclistes, il y a que des escaliers pour les piétons et des grandes lacets pour les voitures. Je suis rouge comme une tomate mais je tiens bon, car à 4 km de la ville m’attends mon petit paradis.



C’est une ferme au milieu de la nature : oliviers, cèdres, végétation provençale, un ruisseau en bas et piscine, toilettes sèches et douche solaire. L’accueil est très sympathique, ici on cultive la spiruline. J’ai trouvé cette adresse par le site homecamper. Je vais me délasser ici pendant 3 jours.
Je visite la ville de parfum Grasse pendant toute une journée avec son musée international de la parfumerie. Savez vous que c’est en parfumant des gants de cuire – Grasse était d’abord une ville de Tannerie – que le parfum a été développé ici au 16eme siècle, un peu grâce à Catherine de Médicis qui raffolait ces gants parfumés et ensuite le parfum tout court ?
Ici aussi ça grouille de touristes de tous les continents, même les chinois sont présents.
Contente le soir de me retrouver dans mon paradis au calme absolu, ce soir je dors à la belle étoile, sur un bon matelas dessous un olivier.
Le dimanche je marche à pied vers un petit village, Cabris, je déjeune chez Mimi et pour le reste de la soirée, je profite encore de ce beau lieu et de la piscine, écrire mon blog et me coucher sous les étoiles.

Merci Maria pour toutes ces belles photos qui me permettent de m’évader avec toi. Vive les vacances !!! Plein de bises Monique
J’aimeJ’aime
Love it love it!! I need to visit you back again soon. 🙂 And may be some day cycle with you?
J’aimeJ’aime