Chaud chaud sur la véloroute de la Méditerranée

Mais d’abord, c’est quoi les véloroutes, des voies vertes, des pistes cyclables, me demandez vous, qui n’êtes peut être pas un ou une cycliste avérée.

En France, comme dans d’autres pays européens il y a un réseau de ces voies dédiées aux personnes qui se déplacent en vélos pour leur vacances ou autres. Une association s’est créée qui travaille pour le développement de ces pistes spéciales, elle s’appelle L’AF3V et elle agit pour la réalisation d’un réseau ambitieux de véloroutes et de voies vertes au bénéfice de la transition écologique, de l’inclusion sociale et de la santé.

La carte est intéressante et interactive pour trouver les bons trajets en vélo.

Après avoir choisi mon périple je télécharge l’application de mon trajet de cette année c’est donc « la Méditerranée en vélo », c’est super bien fait et ça aide à trouver son chemin, à savoir les dénivelés, les km et de trouver des hébergements. Ensuite j’importe le tracé GPS sur mon portable et c’est partie la Kiki.

Je suis aussi les panneaux pour mon trajet, j’ai commencé à Nice et je vais terminer ma route à Tarascon pour ensuite rejoindre « l’Altertour » direction Millau. Juste une précision: la Veloroute de la Méditerranée est inclus dans la grande Eurovelo 8 :voir la carte.

L’Eurovelo 8 longe la Méditerranée de l’Espagne à Chypre sur 7500 km entre vue sur une mer d’Emeraude, villes historiques et îles mystèrieuses. C’est un superbe parcours cyclable qui traverse 10 pays : la France, l’Italie, la Slovénie, la Croatie, la Bosnie-Herzégovine, le Monténégro, l’Albanie, la Grèce et la Turquie !

Après cette introduction un peu technique, voici une petite histoire, que je vais essayer de « moneyer» contre un passe gratuit ou prix réduit auprès du site de la voyageuse/SisterHome. J’espère qu’elle vous fait rire.

Cette photo est une reconstruction, la côte était bien plus raide!

La côte la plus raide dans mon parcours de cycliste-voyageuse

Depuis plusieurs années, pendant l’été, je fais un grand tour de vélo. Cette année je parcours la Véloroute de la Méditerranée. J’ai commencé à me mettre sur ma monture à Nice, je longe la côte d’Azur jusqu’à Cannes, je monte à Grasse, ville du parfum et je vais continuer via Draguignan, Aix en Provence, Avignon…..

Tout en pédalant sur mon vélo »musculaire » je découvre cette belle région qu’on appelle la Provence Verte. Entre champs de lavandes et cultures d’oliviers, la végétation est luxuriante, les points de vue spectaculaires, le tout bercé par le chant des cigales.

Grâce à l’aménagement de l’ancien tracé de chemin fer en pistes cyclables, ça ne monte pas trop. Sauf…quand on veut visiter les fameux villages haut perchés: et il y en a beaucoup.

C’est là que commence ma petite histoire : je suis invitée par Françoise, hébergeuse de SisterHome à Callian. De ma piste cyclable je vois ce beau bijou haut perché dans le ciel avec son vieux château.

Mais maintenant il faut y aller ! Je commence la montée, me trompe de chemin et m’aperçois trop tard que je suis sur une côte très raide, presque verticale (bon, d’accord, c’est un peu exagéré).

A bout de bras, je pousse mon vélo avec tous les bagages – au moins 30 kg- mes muscles n’en peuvent plus, mes jambes tremblent, les roues de mon vélo tiennent à peine sur le chemin caillouteux, je risque de glisser… ma tête ressemble de plus en plus à une énorme tomate, la sueur dégouline dans mon dos, je suis à bout de souffle. Mais il n’y a pas de chemin de retour, il faut avancer, reculer serait pire, rester sur place pas possible.

Donc j’avance, et j’arrive à surmonter cette pente, la plus raide de ma « carrière » de cycliste-voyageuse, et je dois dire, j’en suis fière. La récompense est l’accueil très chaleureux par mon hôtesse de SisterHome et cela me fait vite oublier mon énorme effort, ma peine.

Depuis l’année dernière je suis hébergeuse et voyageuse avec SisterHome, mes rencontres ont toutes été fabuleuses et chaleureuses et cela me motive pour continuer mes périples à vélo, malgré mes 71 ans.

Après cette aventure et le bon gîte chez Francoise à Callian je reprends ma route vers Draguignan. Beaucoup de descente, mais surtout un paysage superbe sur l’ancienne trace des chemins de fer. Un train légendaire aujourd’hui, qui partait de Nice pour arriver à Meyrargues près d’Aix en Provence.

A Draguignan je suis super bien reçue par un couple de cycliste du site « warmshower », je dirais au moins 5 étoiles et l’exposition sur les « Momies, les chemins de l’éternité « était très intéressante.

Le lendemain je ne menage pas mes efforts, je fais environs 80 km, mais ça va, la route est toujours aussi belle, la Provence Verte avec ses champs de lavande, ses forêts de pin et des chênes vertes m’enchante pendant que je pédale. Je fais une bonne pause a Barjols avec ses nombreuses fontaines, il y avait beaucoup de tanneries dans le temps. Je mange une mega Lasagne à la brasserie du village, je visite la cascade de Sillard et encore une vingtaines d’euros km, grimpante la route, chaude l’atmosphère, et j’arrive au camping de La Verdière, accueil vélo, piscine, gérants super sympa et une vraie demi de bière légère me font vite oublier les peines.

Après un 14. Juillet à La Verdière avec concours de chant un peu ringard, surtout l’animateur, je reprends mon vélo le lendemain pour encore une bonne journée sous un soleil écrasant. Jolie route quand même, qui fini le long du canal de la Durance et chez mes amis musiciens, Cécile et Jean Luc dans leur belle demeure de « homeswitching » (échange de maison) au milieu des pins et à proximité de Meyrargues.

Je reste ici pour quelques jours, un peu comme à la maison, et Cécile et Jean Luc et leur fille me font un si bel accueil, mille merci! Entre piscine, bonne bouffe par le chef cuisinier Jean Luc, visite d’une belle exposition sur Raoul Dufy à Aix en Provence, baignade dans le lac de Peyrolles et soirée jeux et rigolade, j’ai un peu du mal a partir avec la canicule qui bat toujours ses records, mais la route m’appelle.

Prochaine étape : Manosque et ensuite le tour du Luberon.

Vous préférez qui, la porte ou moi?

Laisser un commentaire