Des Préalpes d’Azur en passant par la Provence Verte, le Luberon et aux Alpilles pour finir en « Altertour »

C’est mon parcours. Vous vous rappelez: je suis partie de Nice, j’ai longé la Côte d’Azur jusqu’à Cannes, je suis montée à Grasse, j’ai pédalé, toujours le long de la véloroute de la Méditerranée jusqu’à Meyrargues, près d’Aix en Provence. C’est ici la Provence verte. Ensuite, je suis partie en train jusqu’à Manosque et je suis arrivée dans le Luberon que j’ai arpenté jusqu’à Cavaillon. J’ai revu des amis de très longues date à Tarascon et le samedi 30 juillet j’ai rejoint le fameux « Altertour » près d’Uzès.

Merci Claudine pour ton hospitalité dans ton jardin d’artiste

Pendant presque 3 semaines j’ai traversé des régions superbes, des parcs naturels magnifiques et souvent j’ai roulé seule sur ma route. J’ai rencontré des gens très sympa, j’ai eu un chaleureux accueil autant dans les campings où en « Homecamper », aussi chez des « warmshower » et bien sur chez des amis.

J’ai terminé mon tour de vélo en joignant l’Altertour.

Alors c’est quoi ce truc là ?

Je me permets de copier un article de journal, un résumé d’une des rencontres des alternatives où je suis arrivée ce soir là. Ça se passe dans une ferme bio près d’Uzès.

« Sophie Mazon, présidente du collectif pour la sauvegarde de l’Uzès, recevait l’Alter Tour dans sa ferme pour une étape. L’Alter Tour, c’est un tour à vélo qui part à la rencontre des alternatives (agriculture, économie, habitat, environnement, énergie, social et consommation). Ici c’était pour évoquer Amazon et la ZAC des Sablas.

Pour cette 15e édition, le parcours a commencé le 11 juillet de Nice et se finira le 28 août à Clermont-Ferrand. La durée d’inscription est libre (la moyenne est d’une semaine). « Les inscriptions sont notre seule source de revenus. On est autonomes. Il y a un camion avec la cuisine, les douches, les toilettes sèches et un minibus avec neuf places au cas où il y aurait des personnes fatiguées ou blessées. On a aussi une remorque avec vingt vélos que l’on prête aux personnes qui n’en ont pas. Tout ce qu’il nous faut c’est un point d’eau et de la place pour recevoir environ 60 personnes », explique Pauline Drillet, coordinatrice. L’organisation se fait pendant une année par les bénévoles préparateurs d’étapes. « On change de zone chaque année. En moyenne on prévoit de rouler un jour sur deux », précise-t-elle. Le but est d’aller à la rencontre des alternatives pour être inspiré et garder espoir, de parler des alternatives visitées sur internet et de montrer un autre type de fonctionnement collectif et horizontal.

« L’Alter Tour on le construit tous ensemble et il fonctionne ensemble : quand on roule, pour faire la cuisine, la vaisselle, etc. Tout le monde participe et la transmission d’informations est primordiale pour que tout se passe bien. Tous les jours il y a une répartition des tâches sur la base du volontariat. » Certaines personnes changent de vie après leur participation au tour : changement de travail, roule plus à vélo, plus de participation au collectif, etc. » – art. Issu du Midi Libre du 30/07/2022

J’arrive donc à 17 heures au moment où Sophie, fermière en maraîchage bio et une autre personne parlent de leurs luttes pour empêcher une Zac, un centre commercial à s’implanter sur les terrains très fertiles pour l’agriculture et l’autre personne résume le succès dans sa lutte contre l’implantation d’un énorme dépôt d’Amazon aussi sur des terrains cultivables. C’est super instructif et j’admire l’énergie et le courage de ces personnes à se battre en plus de leur travail d’agriculture pour des causes écologiques.

Nous logeons tous ( une bonne soixantaine de personnes) sur leur terrain. Des toilettes sèches et des douches sont installées par l’Altertour, et le soir, après le dîner il y a un bon concert.

Je suis assez bousculée et impressionnée par tant de personnes, familles, jeunes et vieux, et l’organisation en autogestion qui est super rodée et pensée dans tous les détails. Le lendemain je fais partie de l’équipe « Go first », c’est à dire on part une heure avant les autres pour aider à la préparation du repas de midi.

Il fait chaud pour rouler donc on fait une pause baignade. Le repas s’improvise sur un parking à l’ombre et on arrive vers 17 heures au lieu suivant, qui s’appelle Alter Écho. Même topo: chacun plante sa tente, une équipe s’occupe à faire la cuisine, installer des toilettes et douches, et par magie tout est près à 19 heures pour un super repas, bio, local et bon!

Le lendemain on reste sur place et il y a des ateliers pour mieux connaître le lieu et on visite aussi des initiatives dans la petite ville de Vauvert, l’épicerie sociale, le café solidaire, les jardins partagés.

Allez voir sur leur site, c’est très instructif et on a envie de participer à leurs formations.

altereco30.com

Four solaire, four à pain, éolienne, séchoirs solaires, maison bioclimatique, boîte norvégienne et plein d’autre choses.

Je regrette de partir le lendemain, les « alter cyclistes » ont chauffé mon cœur. C’est sûr, l’année prochaine, je suis de la partie. C’est trop bien, super inspirant et une belle leçon pour vivre autrement.

Mon train pour rejoindre la Bourgogne, pour voir mon petit Albert et ses parents, part le mardi d’une petite gare près de Nîmes pour arriver à Avignon et ensuite Dijon et Montbard, où Anna et Clément viennent me chercher.

Je passe quelques jours tranquilles et reposant dans leur petite maison de campagne avant de rejoindre mon home, sweat home le 8 août.

Ainsi se finit mon tour de vélo de l’été 2022.

Laisser un commentaire