Scènes de vie de campagne…. 2 nuits dans le Monastère de Namobuddha … Népal du contraste

Je suis dans un havre de paix ici au Monastère de Shechen ( celui de Mathieu Ricard), le grand Stupa est à quelques mètres. Je vous en parlerai plus tard. Continuons d’abord sur les premiers jours ici au Népal.

Je suis partie en bus vers Dhulikel, on fait 2 bonnes heures pour 35 km sans jamais quitter les routes de chaos. J’ai marché une bonne demi heure. Enfin je trouve un peu de campagne, et j’arrive à mon Homestay (chez l’habitant) Tashi Delek , ce qui veut dire en tibétain quelque chose comme : que la vie soit douce.

Ça décrit assez bien l’atmosphère très gentille de la famille, qui tient ce Guesthouse. Dans le village, une école a été construite et elle fonctionne grâce aux subventions de l’association d’Isabelle et peut être aussi d’autres donneurs. Le père est investit dans le bon fonctionnement. La famille appartient à l’ethnie des Tamangs ça veux dire marchant de chevaux, se sont 20 % de la population de la montagne central entre 1500 et 2500 m. Ils ont été exploité et exproprié par les Ghorka à la fin du 18. siècle et sont encore aujourd’hui défavorisés. ( Prithvi Narayan Sha est le dernier roi du royaume de Ghorka de 1743 à 1768, considéré comme le fondateur du royaume de Népal. Il a réuni le Népal, mais pas sans violence.

Le fils Zidane m’accompagne le lendemain en randonnée vers le monastère de Namobuddha.

C’est pendant cette balade de deux heures et demi j’ai pu voir un peu comment les gens y vivent et travaillent.

Le monastère de Namobuddha

C’est le vrai nom du monastère

J’arrive au milieu de la fête du nouvel an tibétain…… donc beaucoup de monde, mais ma chambre pour 2 nuits est très calme et très jolie. Namo Buddha est un des 3 plus important lieu de pèlerinage tibétain.

Une légende raconte le fondement de ce lieu et du premier stupa :

Un prince a donné son corps à une mère tigresse, qui ne pouvait plus nourrir ses 5 enfants. Il s’apprêtait à manger un enfant.

Les pèlerins font tourner les moulins de prières, s’inclinent mains jointes devant des Buddhas richement décorés, ( on a pas le droit de prendre des photos), et se prennent en selfie bien sûr.

Moi je participe comme je peux et je veux à tout cela. Le petit déjeuner mhhh, j’ai essayé, mais je n’ai pas persisté.

Je dîne avec les moines et je fais connaissance avec un couple canadien, très sympa, que je vais revoir demain. Je rencontre aussi le guide préféré d’Isabelle, Binod et sa famille, qui a eu la gentillesse de me réserver la chambre ici.

Ces deux jours était une expérience interessante. J’ai flâné parmi les visiteurs, peu de touristes non-népalais, j’ai aussi suivi une prière « Puja » avec trompette et tambour et chant de mantra, pas très mélodieux je dois dire. Et une leçon sur le bouddhisme avec un Guru, en anglais, je n’ai pas tout compris. Ce qui m’a beaucoup dérangé était l’odeur du plastique brûlé, la vue sur les déchets et le manque de vue à cause d’une brume et de la pollution. Je ne m’y fait pas.

Pour rejoindre un autre village typiquement Newar je marche encore deux bonnes heures à pied. Ici, je trouve un sympathique Homestay dans les champs de pommes de terre. Le village s’appelle Panauti et les temples et Ghats ( ce sont des escaliers donnant sur la rivière pour des cérémonies hindu/népalais ) ont été en partie rénovés par les français. D’ailleurs un ethnographe français, Gerad Toffin et un photographe de Panauti éditent des livres avec photos suite à d’intensives recherches sur l’architecture et l’histoire de ce lieu. Le photographe qui tient une petite librairie me fait cadeau d’une belle brochure.

C’est bien beau, mais cela n’enlève pas la poussière et la saleté. Je suis choqué par l’état de la rivière !!!!!!

Ainsi se fini ma première excursion dans les environs de Katmandou. Je retourne pour une nuit au Avalon House. Je recommande ce lieu pour la gentillesse de Saput, le gérant, c’est calme bien qu’en plein centre du quartier Thamel. C’est un lieu de confiance.

Cette photo est pour Anna, ma fille passionnée de laine

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