Randonner à Majorque, un enchantement !

2 semaines dans la montagne Tramuntana avec ma sœur Hildegard adorée

Il faut dire que nous avions choisi la bonne période: c’est l’arrière saison, nous sommes parties le 13 novembre, très peu de touristes, et en plus il a fait très beau, voir chaud, on s’est même baignées.

Nous avons passées presque une semaine à Soller, petite ville charmante aux pieds des montagnes, capitale des randonneurs, pour le massif de la Tramuntana. Un Hostal très sympa nous a accueillie et de là, nous avons fait tout les jours une randonnée que notre guide préféré, le Rother, nous a conseillé. Finalement on a très peu utilisé notre voiture, le tram, les bus et même un vieux train sont bien organisés, et notre pouce ( pour faire du stop) a été très souvent sorti pour compenser le manque de bus. On ira même pour dire, que les conducteurs se battent pour nous prendre en stop !

Vous avez compris, je suis tombée amoureuse de cette île. J’ai tellement apprécié les balades, les montagnes avec leur refuges, les petits villages, que je l’appellerai « mon petit paradis pour l’hiver ». (L’Ile d’Oleron est mon paradis pour l’été ).

Après les 6 nuits dans notre hostel Nadal à Soller, nous avons décidé de suivre le fameux GR 221, qui traverse la Tramuntana. Les refuges sur ce parcours sont super et nous sommes restées dans deux, le Tossals Verds et le Son Amer, pendant chaque fois 2 nuits. Belle expérience !

Les chemins sont très beaux, authentiques, bien signalés et les paysages que nous avons parcouru sont époustouflants.

Bon assez parlé, place à quelques photos.

1. Balade de Soller à Fornalutx

2. Du lac de Cúber au Col d’Ofre

3. Avec le tram de Soller à Port Soller, bateau jusqu’à Cala Tuent et rando jusqu’au Mirador ses Barques

4. Avec le bus à Déjà et rando au bord de la mer sauvage

5. Journée au bord de la plage du port de Soller

6. De refuge en refuge : du lac Cúber au refuge de Tossals Verds

7. Retour au lac par le chemin des tunnels

8. Du refuge Tossals Verds au refuge Son Amer

Près du Monastère Lluc

9. une journée un peu pluvieux. Nous partons pour une petite balade dans les environs

10. découverte d‘un joli port : Colonia, comme notre ville de naissance, balade jusqu’à la,ermitage de Betlem

10. belle balade du port d‘Arratx jusqu’au petit port de Sant Elm

11. Last day in Palma, la prochaine fois on visitera les musées. Juste quelques impressions

Pendant nos journées de randonnée nous étions très souvent seules dans la nature. C’est ça qui fait le charme et aussi nous profitons pleinement de la faune et de la flore, très bien préservés sur cette île, surtout dans les parcs naturels et les montagnes. Mais en parcourant les agglomérations de tourisme de masse, nous avons vu une autre facette, c’est à la taille des containers de poubelles, énorme et très nombreux, que nous imaginons les déchets et l’utilisation jusqu’à l’épuisement des resources d’eau. Plusieurs usines transforment l’eau de la mer en eau pas trop potables, les nappes phréatiques sont tellement bas que l’eau de la mer y coule dedans. C’est un gardien dans le parc d’information du parc Llevant qui nous a expliqué cela, tout en nous félicitant de notre manière de passer un séjour à Majorque en marchant dans la nature. Le tourisme de masse coûte en fait très cher à l’Ile, apporté il autant, ou est ce que ça va dans les poches des riches, venus d’ailleurs ?

Le conseil de Majorque fait un travail remarquable pour reboiser là montagne, préservés des constructions anciennes comme des fours à pain, des „casa de Neu“, dans lesquelles les gens entassaient la neige, qui servait ensuite aux riches pour la gastronomie ou pour la médecine. Un tiers de l’île est placé sous protection de nature, pas d’urbanisation possible. On a vu aussi pleins de cercles un peu surélevés, où les gens brûlaient du bois pour faire du charbon, aussi des fours a chaux. Mais le plus fantastique c’est tous les murs en pierres sèches, des km et km, des vrais chef-d’œuvres. D’ailleurs le GR 221 s’appelle aussi le chemin des pierres sèches.

Pour la flore, on a remarqué des petits palmiers d’Europe, des arbustes à Mastic, Pistacia lenticus, des forêts de chênes verts très robustes, des pins de Majorque ou d‘Alep, dès buissons de myrte, d’arbousiers etc……. Il faudrais revenir au printemps ! Et on a vu souvent des petits chèvres sauvages d‘un joli brun et une mante religieuse. Il y a plein d‘oiseaux, un aigle a juste volé au-dessus de ma tête.

Ainsi se finit notre super voyage à Majorque, et pas le dernier !

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