
Mais parlant d’abord des choses sérieuses: nous sommes parties, Monique de Strasbourg et moi de Nantes un samedi le 7 février pour se retrouver le soir même à l’aéroport d’Agadir. Nous cherchions le soleil, un peu de chaleur ( pas trop) et le dépaysement. Faut dire, vu le temps en France, c’était une bonne idée.
Je savais que Agadir est une ville complètement reconstruite après le tremblement de terre d 1960, mais je ne m’attendais pas à autant d’avenues larges et fréquentées comme des champs d’Élysée marocaines, un bord de mer tout bétonné avec des complexes hôteliers immenses, qui bordent les plages. Il n’y a pas vraiment de centre, plutôt des quartiers du super huppé, super touristique au populaire. Nous avons choisi un airbnb dans le Hay Salam, à un quart d’heure en taxi de la plage. L’immeuble est situé au milieu d’un grand chantier, pas très romantique mais l’appartement était bien et surtout pas cher, et qui a la chance d’être réveillé par les grandes grues qui frappent à la fenêtre !!! Mais la nuit était calme !



Ça c’est pour le cadre. La semaine était plein de belles découvertes et nous nous sommes bien amusées. Souvent, le soir, nous nous retrouvions dans un restau de notre quartier, bien cosy, pourtant pas touristique du tout, qui nous servait des bons plats marocains pour des prix hors compétition et ceci avec une amabilité naturelle. Nous étions les seules touristes, c’est l’avantage d’habiter un quartier populaire. Mais le vin nous manquait, alors au milieu de la semaine nous avons craqué pour un bon et cher restaurant dans la médina, vue sur le port de plaisance. Et le rouge à appelé le blanc et un bon plat de poisson doit l’accompagner. On est pas en vacances pour faire des économies, comme dit ma sœur.






La Kasbah a été très éprouvée par le tremblement de terre en 1960. Plusieurs milliers de cadavres ont été ensevelis sous les de décombres de leurs maisons. C’est plus un monument de pèlerinage avec une vue sur la ville et sa grande baie.
Nous avons bien aimé l’excursion vers la nouvelle Médina d’Agadir, qui se trouve en peu en dehors de la ville. C’est un musée en plein air, le résultat d’un rêve un peu fou d’un architecte, Coco Polizzi, qui voulait laissé une empreinte en construisant en 1992 cette médina au style traditionnel, c’est un havre de paix avec quelques boutiques d’artisanat et un joli café sur la place.





Et bien sûr, nous nous sommes aussi promenées au bord de la mer, c’est ce qui fait la réputation d’Agadir : 6 km de plage de sable fin, spécialement convoitée par des surfers . Pour faire l’honneur a ma réputation, je me suis trempé une fois, brrh vraiment froid!
Le souk El Ahad : Il y a une ambiance plus chaude dans le souk , qui s’étend sur 4 ha, où on peut trouver absolument tout. J’adore la purée d’amande, les dates et tous les épices.




Pas de photo de notre expérience Hammam, ça s’entend. C’était super, très décapant au sens vrai du terme, des femmes très sympathiques, qui se donne a cœur joie de nous débarrasser de notre peau morte…… un vrai massage énergétique.
La vallée du Paradis, spot touristique, des agences de voyage t’amènent en groupe à 65 km d’Agadir. Arrêt obligatoire dans un Shop de miel et de produit à base d’argane et un autre stop qui donne une vue sur cette vallée avec ses bassins naturels, des palmeraies, bondés de touristes comme nous. C’était sympa, mais je préfères les gorges des belles régions de France.





Monique me parlait souvent d’un sentier au bord de la côte…. Mais où ? J’ai finis par trouver cela à une quinzaine de km de la ville, à Taghazout. C’est un petit village avec une belle plage, beaucoup de surfers, village un peu hippi. Nous avons mangé du poisson dans un restaurant simple mais bon avec vue sur la mer. Et d’ici part un chemin, qui longe sur 5 km la côte, bien plus sauvage et verdoyante qu’à Agadir. Nous voilà parties et pas déçues, c’est beau, il y du soleil, toujours du vent, mais on arrive à faire une petite sieste dans un coin abrité du vent sur la dune.






Pour une dernière journée, c’était plutôt réussi, et je pense y revenir pour les derniers 2 jours de mon séjour. Le soir, on se retrouve une dernière fois dans notre restaurant préféré, le Burritos, pour un couscous, mais toujours sans vin !


Samedi matin, on brunch dans notre « Burritos », bagages en main, Monique retourne dans son froide Alsace et moi je continue ma route vers Essaouira.
En conclusion de cette petite escapade marocaine, que j’ai commencé par la devise : Allah, patrie et roi. Nous avons encore beaucoup de questions concernant la politique monarchique et l’influence de la religion sur ce peuple et sa façon de vivre. Cette omniprésence de la religion, on ne peut l’ignorer, l’appel à la prière 5 fois par jour par les haut parleur, la façon dont sont habillées en voile, parfois complet une partie des femmes, dans les bistrots le soir, on ne voit que des hommes (sauf dans notre Burritos ) et pourtant une modernité apparente et une égalité entre femmes et hommes se dessinent, les femmes conduisent, travaillent, des jeunes sont vêtus en européen….
J’étais très agréablement surprise par la gentillesse des gens, le sens de l’aide et l’absence de racolage envers nous, les touristes.
J’étais contente de faire ce voyage avec Monique, ce n’est pas la première fois, et pas la dernière, que nous découvrons d’autres pays.
Nous nous sommes aussi senties en sécurité, même le soir. Pour ma part je vais continuer mon voyage encore 10 jours, je pressens que je vais rencontrer une autre Maroc. En tout cas je vais rencontrer mon ancienne voisine d’enfance Elfriede et Valérie ( ma nièce) et son copain, qui ont eu la même idée que nous.
