Tour de vélo sur le Canal Nantes -Brest

Et en bonne compagnie. Viens me rejoindre au deuxième jour : Carla ma « helper »préférée, que j’avais rapidement instruit dans l’art de préparer un voyage en vélo randonné.

380 km, plus que 200 écluses, des vrais chef-d’œuvres avec son chemin de halage. Ce bijou de canal va bien sûre de Nantes à Brest, mais il y a là vélodysée ( Eurovelo1) qui décrit la route en vélo de Nantes à Roscoff : aménagé pour le plus grand plaisir des cyclistes.

Mais commençons par le début ( pas du canal mais de mon voyage):

Je suis partie de chez Hélène le jeudi, le 9/7 tôt le matin pour prendre le TER direction Nantes. A 5 heures et demi je suis prête à partir et catastrophe : ma roue arrière est complètement à plat ! Comment faire avec mes sacoches qui pèsent 24 kg sans risquer d’endommager ma roue?Helene, la bonne copine sort de son sommeil et les transportent jusqu’au quai et moi je marche à côté de mon vélo. Ouf, la première épreuve est surmontée et le reste du trajet se passe sans encombre.

Le départ à QUINCAY le mercredi 8 juillet
Et dans le TER masquée bien sûr

Mais il n’y a pas de service de réparation dans les trains! Avant d’arriver à Nantes ou plus précisément à Nort sur Erdre, je fais marcher mon téléphone portable et je trouve la solution grâce à un gentil jeune homme, réparateur de vélo, mais en congé, qui m’indique par téléphone un collègue sur Nort sur Erdre. Et là tous marche comme sur les roulettes et à midi je pique nique au bord d’un lac tout proche et maintenant mon tour de vélo peut commencer.

Première écluse sur le canal près de Niort sur Erdre

Première halte est à Blain, un petit bain dans un autre lac me rafraîchi bien et ce soir je dors dans un super gîte d’étape dans un cadre unique : le château de Blain.

Le lendemain, je dois pousser les pédales, 45 km pour être à l’heure à Redon. Carla, ma ex-helper préférée va m’accompagner sur ce voyage le long du canal jusqu’à Morlaix. Petite visite de la ville de Redon, petit repas au café du cinéma, le meilleur de la ville.

A la gare de Redon, bienvenue au canal, Carla

Le canal se montre de son plus beau visage : des maisons d’écluses toutes pittoresques, une nature sauvage avec des cormorans, des cignes, même un nid de cigogne et un martin pêcheur qui est très difficile de capter dans la photo. Son bleu éclatant ne laisse aucun doute. Le chemin de halage accompagne cette beauté.

On est bien au gite d’étape avec des spaghettis bolognaises

Le gîte d’étape de Peillac n’est pas loin. Il est magnifique, en plaine nature avec un âne et des chèvres, au grand plaisir pour Carla.

Samedi, 10 Juillet

Le festival de photo de La Gacilly n’est qu’à 10 km du gîte, il ne faut pas le rater, mon instinct le dit, et nous avons été enchantées de voir les expositions de photos, toutes installées en très grand format dehors. Pendant 4 heures et sur les 3 parcours super aménagés nous avons pu admirer les plus importants photographes de l’Amérique latine mais aussi quelques français. On a beaucoup aimé les photos du voyage au centre de la mer de Greg Lecoeur , les portaits de femmes de Luisa Dörr et les photos de « La mine d’or » de Sebasteao Saldago, c’était de l’émotion pure.

Mais ce n’est pas tout, nous avons la route à faire pour arriver à notre « warmshower » ( les bons lecteurs de mon blog savent ce que c’est, sinon demander moi). Il habite quelque part vers Josselin, nous fonçons donc sans s’arrêter pour ne pas arriver trop tard. A 19 heures nous y sommes, bien fatiguées. Nous avons une chambre et même un repas crêpes offerts par notre hôte, 7 jeunes médecins campent dans le jardin au même moment. La nuit nous a bien reposée de nos 63 km de vélo et les 4 heures de visite de l’expo.

Le dimanche, jour de repos, ou presque, car notre chemin est facile et nous prenons le temps d’admirer ce merveilleux canal. Je suis toujours impressionnée par le travail énorme que constitue la conception et surtout la réalisation de ce canal, travail, que les gens ont fait, pas tous de leur plein gré. Il y avait pas mal de bagnards qui ont travaillé ( qu’avec la pioche et la pelle ! ) comme des forcenés et dans des conditions inimaginables. Nous, notre estomac cri famine et un petit poulet rôti le dimanche, c’est bien la tradition, et on ne s’en prive pas.

À Josselin

A 15 heures nous arrivons à Pontivy, petite ville médiévale, que nous visitons un peu avant l’ouverture de l’auberge à 17 heures. Nous avons bien aimé le Kaffee une Kuchen et les ballons colorées sur la place.

L’auberge de jeunesse de Pontivy

Lundi, 13, non pas vendredi 13, car ce matin nous faisons une grosse bourde : nous partons dans le mauvais sens, et ça pendant 25 km. Je me posais bien des questions, je trouvais bizarre que les noms des villages ne correspondaient à rien à ce qui était marqué sur ma carte….. mais il me fallait 2 heures, pour enfin demander à des passants si on était sur la bonne route vers le lac de Guerlédan? Mais non, c’est à 60 km dans l’autre direction ! Tata, tâta, tata ! on garde le sourire et surtout la forme et…… on retourne. Mais quelle récompense après de bonnes 85 km: nous avons pu réservé un gîte d’étape pour nous seules, une ancienne petite gare, trop mignonne et tellement aménagée ! Ça se fête et on a encore de la force pour descendre 4 km vers le lac, et 4 km en monté de retour pour déguster une bonne pizza avec vue sur le lac. Quelle journée !

Une maison dans le rocher
Notre gite-gare trop m mignon

Aujourd’hui, 14 Juillet, journée triste, temps gris. Mais nous pas tristes, on continue notre parcours avec toujours autant d’enthousiasme. Pique nique dans une belle maison d’écluse, aménagée en café-restaurant et nous dégustons un bon café après nos crêpes achetés en route, bio et au Sarrazin local. Le soir on arrive à Carhaix-Plouguer, lieu très connu à cause de son festival : les vieilles charrues, jusqu’a 250 000 festivaliers, aujourd’hui ambiance quasi mort, le festival est reporté à l’année prochaine à cause du Covid.On passe une agréable soirée chez nos hôtes de « home camper », une petite ferme avec des cochons, des poules, des chèvres et de bon légumes bio, préparé pour nous en un très bon repas complet. Nuit dans la grande tente prêtée dans le champs avec toilettes sèches.

D’ici quelques 50 km pour rejoindre Morlaix, point de retour pour Carla vers Guéret. Moi je continue ma route, je rejoins la Velomaritime, qui va de Roscoff à Dunquerc rien que sur des pistes cyclables, 1500 km en tout.

Nous avons adorée notre parcours sur le Canal Nantes – Brest ( même si nous ne sommes pas allées à Brest ). Pour moi, la compagnie de Carla a doublée, voir triplée le plaisir de ce voyage, et pour Carla, cette première expérience en vélo de randonnée a été très chouette et elle est aussi contente que moi.La suite sera dans un prochain article.

15

4 commentaires sur “Tour de vélo sur le Canal Nantes -Brest

  1. Bravo Maria pour tous ces exploits magnifiques de promenades en vélo !! On ne voit pas les mollets de près mais ils sont armés de béton !!
    Gros bisous à toi et continue de m’envoyer des nouvelles de ton périple.

    J’aime

    1. How happy I am to know that Carla started her trip to France knowing you almost two years ago and now you are doing this bike tour together. You are an excellent company for my lovely daughter. Lots of love for you two and always maintain that spirit of adventure and joy.

      J’aime

      1. Thank you very much. For me it was a great pleasure to share this time with her. She is such a nice and intelligent woman. One day we will meet us perhaps in Galicia or France. Have a nice summer. Maria

        J’aime

    2. Bonjour de la côte bretonne près du cap Frehel. Depuis le début de la velomaritime il y a aussi les biceps qui gonflent…. pousser 30 kg dans les montées c’est pas rien! Bises à toi et ta famille
      Maria

      J’aime

Répondre à esposito Annuler la réponse.