
C’était un enchantement du début jusqu’à la fin : la nature peinte par la couleur verte et dessinée par le volcanisme, les 3 îles que nous avons découvertes : São Miguel, São Jorge et Faial, chacune très différente, nos randonnées presque tous les jours, nos différents hébergements, nos déplacements en bus local et sur le pouce, parfois le taxi, le bateau et hélas l’avion (seul moyen pour aller du groupe Est, São Miguel, au groupe du milieu São Jorge et Faial, 400 km) les rencontres surtout d’autres touristes, mais aussi les habitants des Açores, l’ambiance tranquille et sereine, notre synergie et le plaisir de faire ce voyage avec Hildegard.
Une chose est sûre : j’ai envie d’y revenir pour découvrir d’autres îles parmi les 9 perles.


L’histoire de cet Archipel est très intéressant, ça va de sa création il y a des millions d’années, des premiers habitants ( 1427 ) des catastrophes naturelles, plusieures régressions économiques liés aux maladies des oranges, du vin etc, des éruptions récentes, et deux tiers de la population qui migrent surtout aux USA, encore aujourd’hui. Les Açores profitent beaucoup des aides de l’Europe, grâce aux quelles ils ont retrouvé une santé, même si une partie de la population souffre des prix trop élevés par rapport aux salaires, mais là, ils ne sont pas les seuls en Europe. Le tourisme joue un rôle très important et tout est fait, pour le satisfaire.
Pour Hildegard et moi, ce sont nos randonnées qui nous ont le plus enchantées, les paysages sont incroyables et les sentiers sont très bien indiqués. Bref, on a pris notre pied.
Notre «bible » le Rother Wanderführer nous proposait 105 randonnées, et nous en avons fait 13, pour 14 jours, c’est pas mal.
On n’a pas compté le dénivelé, c’est assez important je crois.
Après l’île São Miguel nous allons en avion à notre deuxième île, São Jorge. Mais la tempête soufflait sur l’île, alors notre vol a été annulé et nous avons été dirigées vers un hotel 4 étoiles à São Miguel. Quel dommage ! On a profité de tout: piscine, jacuzzi, sauna, dîner et super petit déjeuner, tout cela pour rien.





Velas, la ville principal de São Jorge est tout petit, mais il y a deux super piscines naturelles et des belles randonnées a faire. Celle qui descend vers les Fajas, ce sont des petits villages sur le plat au bord de l’océan, où la terre était cultivable, c’était très spectaculaire. Aujourd’hui, il y a des maisons, mais presque pas d’habitants. Nous avons rencontré un vieux couple.











Après 4 jours sur São Jorge, nous prenons le bateau pour la petite île de Faial, petite mais d’une beauté extraordinaire. Encore de belles randonnées en vue! Et un hébergement sous tente dans un joli parc de tamaris, en prime le camping était bord de l’Atlantique avec une vue unique sur l’île pico avec son pico ! Nous l’admirons dès le lever du soleil pendant notre bain de mer jusqu’au coucher.






A Faial nous avons fait 3 grandes randonnées: le tour de la caldeira et une belles descente vers la mer, en traversant des forets de lauriers, de genévriers, hêtres et d’arbres de fougères. Le temps était mystique par de la brume mélangée du soleil. Ce jour, on a marché 21 km.





La rando vers l’ouest de l’île : Ponta de Capelinhos était très différente : après un passage le long d’un cratère plein de végétation, nous descendons vers un paysage lunaire avec un cratère géant, tout nu, qui a craché du lava et des cendres en 1957/ 58. Un musée très intéressant documente le volcanisme des Açores et en general.






Une autre rando se situe tout proche de la petite ville Horta, la »capital » de Faial et qui nous amène à nouveau sur un volcan éteint. Il a formé une presqu’île et une belle plage de sable Porto Pim. Chaque plage a des sanitaires, souvent un gardien et toutes sont très propres !
On sera restées encore plus longtemps ici, le camping nous a beaucoup plus, on a eu pas mal de contacts avec deux familles allemandes, et il y a encore plein de chose à découvrir, si ce n’est faire un petit saut en bateau sur l’île Pico avec son volcan du même nom, qui nous regarde tout les jours.
Le retour s’approche, nous avons encore 3 jours sur l’île São Miguel. C’est la plus grande et on peut rester 2 semaines sans problème si on veux tout voir.
Je finirais mon diaporama en beauté avec la randonnee peut être la plus spectaculaire, celle qui fait le tour du cratère de Sete Cidades avec ses lacs vert, bleu et 3 autres,un peu plus petit.











Wow, wow, oui c’est très beau tout ça, c’est pourquoi j’aimerai bien y revenir.
Si cette destination vous tente, je suis prête à vous donner quelques conseils.
Voici déjà quelques expériences:
Transport : nous n’avons pas loué une voiture, ce qui était un bon choix pour rencontrer des gens et bien sûr aussi pour l’écologie et le porte-monnaie. Et on aime marcher.
Trouver des hébergements pas trop cher était un autre défi, qui a été gagné : Auberge de jeunesse à Ponta Delgada, une villa dans un petit village au nord de São Miguel, une petite pension à Velas sur São Jorge, un camping très naturel tout proche de la mer à Faial, avec une moyenne de 30 euro par jour par personne, qui fait mieux ? Je ne compte pas l’hôtel Royal Garden 4 étoiles à Ponta Delgada, offerte par Azores Airline.
C’est vrai, je n’ai pas parlé de la nourriture : on l’a trouvé bon, mais sans plus. Il faut dire aussi, que ce n’est pas notre priorité, on préfère un bon pique-nique dans un cadre unique que des restaurants ( assez chers quand même), qui sont parfois décevants. Par contre la bière est très bonne et pas chère du tout, ça nourrit aussi. Il y a peu de fruits et légumes de bonne qualité, c’est un peu dommage, les conditions pourtant sont bonnes, à moins que l’humidité ambiante n’est pas top pour les fruits et légumes, ça nous a étonné de voir si peu de jardins et de verger et de champs de légumes.
Le temps était idéal, ni trop chaud, ni trop froid, très agréable pour la marche et pour la baignade dans les piscines naturelles ou dans la mer, qui était assez chaude. Je n’ai jamais sorti mon anorak.
Et si vous aimez les hortensias: allez y, même en septembre elles étaient encore en fleur. Je n’ai jamais vu autant dans ma vie.



